Grasse matinée, déjeuner dans un pub irlandais, et c'est le départ de Lusaka pour rejoindre Jo'burg;
PS : les photos sont dans la galerie "Zambie". Les photos intitulées XX-LJa-YYYYY.jpg ont été prise par Ludovic Jeanne.
"Décembre 2006, je pars travailler un an à Johannesbourg. Bye bye Paris !
Ce blog me permet de communiquer avec mes proches, ainsi qu'avec les internautes de passage.
Quelques notes sur mes impressions, des galeries de photos... L'Afrique du Sud est un pays aux facettes innombrables."
Grasse matinée, déjeuner dans un pub irlandais, et c'est le départ de Lusaka pour rejoindre Jo'burg;
PS : les photos sont dans la galerie "Zambie". Les photos intitulées XX-LJa-YYYYY.jpg ont été prise par Ludovic Jeanne.
Aujourd'hui, un seul objectif : trouver un bar avec une télévision qui retransmet le match de rugby France - Nouvelle-Zélande.
Nous essuyons plusieurs échecs dans le centre de Lusaka, puis tentons notre chance à l'alliance française. Pendant que mes amis s'informent, je passe devant le cinéma et les salles de classe de l'école française. J'ai l'impression d'être dans une bulle. Dans une classe, je regarde la carte de France, l'interdiction d'allumer son portable, et la prévention contre le sida, affichés au tableau.
Finalement nous regardons le match à notre backpacker, le chachacha. Comme toute la France, nous stressons les dix dernières minutes, puis exultons à l'issue !
Pour fêter l'évènement, nous partons dans un club, "Chez Ntemba". Nous rencontrons trois jeunes filles. Je discute avec l'une d'entre elles, Natasha, et je vois défiler l'histoire ordinaire d'une jeune Africaine. Ses parents sont morts il y a bien longtemps, elle a arrêté sa scolarité tôt faute d'argent, et travaille comme vendeuse. Elle a déjà eu une longue histoire avec un garçon, mais un jour celui-ci est parti sans un mot.
Mais Natasha n'est pas venue pour faire la tête. Le Dj passe sa chanson préférée, elle me lance une oeillade, et m'entraîne prestement sur la piste de dance. Natasha veut simplement me prouver qu'elle a le plus joli sourire au monde.
Nous pagayons une heure, et atteignons le point final de notre ballade. Nous remontons jusqu'au point de départ, assis dans un camion. Nous passons à folle allure devant plusieurs petits villages.
Terre rouge, arbres secs, petites huttes de paille. Enfants qui vous saluent, en sautant de joie... Des images que l'on ne comprend pas, qui vous hantent.

Nous rejoignons la capitale, Lusaka. La ville fait triste figure, la rue principale, Cairo Road ressemble à une infâme rue de banlieue parisienne.
Moi je suis content de retrouver un peu de béton, de l'agitation, des magasins ouverts.
Nous continuons de progresser le long du fleuve, toujours au même rythme nonchalant. Nous observons beaucoup d'animaux, notamment des impalas, des fish eagles, et même un troupeau d'une trentaine d'éléphant.
Mais l'animal principal du fleuve Zambèze est l'hippopotame. Nous le croisons parfois seul, ou bien en groupe allant jusqu'à une dizaine. Loin de son image lourde, débonnaire et empotée, l'hippopotame est un animal puissant, rapide, et agressif. Il est responsable du plus grands nombre de personnes tuées par un animal en Afrique-du-Sud.

Mais notre guide est expérimenté, et sait rester à distance. Passées les premières appréhensions, nous pouvons l'observer en toute tranquilité.
Le mot de la fin revient à Chenthuran :
Nous partons pour trois jours de canoë sur le fleuve Zambèze. Nous nous répartissons en trois équipages, un guide nous accompagne.
La journée avance doucement, nous contemplons le fleuve, large et calme. Sur les rives, un paysage de brousse, et quelques villages.
Les autres m'accusent de ne pas pagailler. C'est faux :
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