Grand week-end de 3 jours à Punta d'ouro, au Mozambique.

PS : les photos sont dans la galerie
"Décembre 2006, je pars travailler un an à Johannesbourg. Bye bye Paris !
Ce blog me permet de communiquer avec mes proches, ainsi qu'avec les internautes de passage.
Quelques notes sur mes impressions, des galeries de photos... L'Afrique du Sud est un pays aux facettes innombrables."
Grand week-end de 3 jours à Punta d'ouro, au Mozambique.

PS : les photos sont dans la galerie
De jour, Maputo grouille comme une fourmilière. Nous errons dans les marchés, puis visitons la gare construite par Gustave Eiffel.
Après un déjeuner copieux, nous prenons la route du retour. A la frontière, nous soudoyons un militaire pour éviter une queue interminable.
Nous arrivons de nuit à Jo'burg, et partons dîner à Rosebank. Je regarde les réverbères, les bordures bien alignées, et les néons des restaurants. Je me surprends à penser que je suis de retour à la maison.
PS : les photos sont en ligne dans la galerie.
Je me réveille, ça me démange de partout. Je regarde mon coude, j'ai dix piqûres de moustiques ! J'ai mis de la bombe, j'ai dormi avec un T-shirt manche longue sous une moustiquaire, je ne vois pas ce que j'aurais pu faire de plus...
Nous revisitons Inhambane le matin, nous traînons au marché local, puis petit tour dans la ville.
Nous partons pour Maputo. La route est vraiment mauvaise, au bout d'un moment je sens la direction qui flotte. Je m'arrête, et je constate que la roue avant gauche est percée. J'essaie de sortir la roue de secours dans le coffre, impossible ! Puis je réalise : à l'aller j'ai eu un accident, une voiture m'était rentré dedans à l'arrière. Je ne pensais avoir aucun dégât, mais je constate que le coffre a été légèrement comprimé, la roue de secours est coincée. Un Afrikaner s'arrête, et me suggère de la dégonfler légèrement, il me dit qu'il a une pompe dans son coffre. Je dégonfle la roue, et réussis à la sortir. L'Afrikaner part à sa voiture, reviens, et m'indique qu'en fait il a oublié la pompe ! Je ne sais si c'est lui l'abruti, ou moi de l'avoir écouté... Je fais 20km à petite vitesse pour trouver une station essence.
Nous dînons à Maputo. Nous rencontrons deux jeunes filles qui nous proposent d'aller prendre un verre. Nous les suivons, et entrons dans un établissement. A l'intérieur, des banquettes moisies, des rangées de filles, quelques vieux expats dégueulasses, des barres de lapdancing sur deux tables, nous comprenons d'un coup : nous sommes dans le plus infâme des bordels ! Nous nous regroupons comme cinq collégiennes, nous rions un peu jaune. A chaque fois que l'un d'entre nous tourne le dos, une fille passe et lui pince les hanches ou les fesses. Nous buvons notre bière, et nous nous échappons sans demander notre reste.
Trois cent mètres plus bas, nous sommes arrêtés par un barrage de police. Les policiers ont inventé nous ne savons quel prétexte, et veulent que nous les payions 80€. Ils nous expliquent en triturant leur kalashnikov que nous devons payer, ou nous allons passer une nuit en prison. Je sais que la partie est jouée d'avance, mais mes collègues ne l'entendent pas de cette oreille. Commence une longue négociation, qui se déroule comme un dialogue de sourd. Après une demi heure nous payons, et partons avec le sentiment de s'être fait raquetter.

Dès le lever je me précipite sur la plage pour vérifier la hauteur des vagues. Aujourd'hui c'est journée surf ! Nous allons dans l'unique surfshop de la ville pour louer des planches. Je suis un peu déçu, le magasin ne possède que des shortboards, je sens que je vais galérer.
Sur le spot, les vagues sont faibles, à chaque fois que j'essaie de me mettre debout, je manque de puissance, je glisse sur ma planche comme sur une savonnette. J'observe un jeune local, qui se prénomme Andres. Il doit mesurer un mètre cinquante, il a quinze ans, il part sur toutes les vagues. Je discute avec lui au peak, il me conseille d'aller à Tofinho, les conditions seront meilleures.
Nous embarquons les planches avec Andres pour ce nouveau spot. Sur place, je reste perplexe. La mer est démontée, et il y a des rochers partout. Je lui demande comment faire, il me répond :"Tu jettes la planche devant toi, et tu sautes dessus, eazy !"
Nous nous dégonflons, et retournons à Tofo après avoir enlisé la voiture par deux fois. Je n'ai pas plus de réussite, et je ne prends aucune vague. Bah ! J'ai le plaisir de ramer dans l'eau, et tente ma chance plusieurs fois.
Le soir nous partons au restaurant. Nous invitons Andres, et faisons connaissance avec lui. Il nous explique qu'il va à l'école le matin, et qu'il vend des bracelets l'après-midi. Plus tard, il veut être président des Etats-Unis. Lorsque le serveur amène son énorme glace, je vois son visage s'illuminer. Il se fends d'un sourire gigantesque, ferme les yeux et balance la tête en arrière. Ses dents blanches sont étincellantes.
Je me réveille après une nuit de 10h de sommeil, ouah, ça fait du bien ! D'un commun accord, nous admettons que Vilankulos est trop loin, nous allons rester à Tofo.
Nous nous décidons pour une sortie en mer, afin d'aller observer les requins baleines. L'embarquement est musclé. Le zodiac est placé dans la remorque d'un 4x4. Le chauffeur fonce à toute allure sur la plage, en marche arrière vers l'océan, puis passe brusquement en marche avant. Le zodiac tombe lourdement dans l'eau, nous sautons dessus, le retournons, puis le poussons le plus rapidement possible en luttant contre les vagues, et sautons prestement à l'intérieur.
Le temps du trajet, je discute avec une scientifique australienne. Elle a un continuel sourire béat au lèvre, cela doit rendre heureux d'étudier l'océan... Par moment, des dauphins suivent notre route, ils ondulent à la surface de l'eau, puis disparaissent.
Nous commençons à desespérer, car nous ne voyons rien en vue. Au moment de faire demi-tour, la guide aperçoit une masse sombre et nous crie de nous jeter à l'eau. Je ne réfléchis pas, je plonge. A trois mètres sous moi, j'aperçois un requin baleine, énorme, je peux distinguer ses tâches blanches caractéristiques. Sous le coup de l'émotion, j'en tremble de partout, je l'observe un court instant, puis ce dernier disparait. La scène a duré moins de 10 secondes, mais j'ai l'impression que le temps s'est arrêté.
L'après midi nous faisons du body-surf dans les vagues. Le temps est maussade, mais les vagues sont belles et puissantes, et l'eau est chaude.
Nous finissons la journée par une excursion à Inhambane, la ville voisine. Les rues sont quasi désertes, et possèdent le charme suranné des anciennes villes coloniales.

Le soir je me couche de bonne heure. J'ai des images plein la tête, j'ai l'impression d'être au bout du monde.
| Mai 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||