Je travaille un samedi sur deux, ce qui restreint grandement les escapades dans les environs. Récit d’un week-end ordinaire à Jo’burg.
Vendredi soir après le boulot nous partons à la salle de sport « Virgin Active », grand centre moderne pour cadre pressé et stressé. Bonne partie de squash, puis petite séance de musculation. Nous faisons un crochet à Grayston Drive chercher des pizzas, puis passons la soirée chez l’un d’entre nous. Généralement, la conversation tourne autour du travail, du projet, difficile de relâcher la pression.
Je passe le Samedi au bureau. J’essaie de faire des tâches dont je n’ai pas le temps de m’occuper pendant la semaine. L’ambiance est calme, il y a peu de monde, seul les Français sont là. Pas de coup de fil, le bruit de fond de la semaine dans l’immense open-space a disparu. Le soir, nous partons au restaurant, ou l’un d’entre nous reçoit et met les petits plats dans les grands.
Ensuite éternel débat, dans quel endroit passer la soirée ? Certain insiste pour aller au Taboo, boîte hyper select de la jeunesse dorée de Jo’burg. Moi, je préfère de loin le Sankayi ! Le club est majoritairement black, la musique oscille entre R’n’B et tubes africains. Beaucoup de Congolais et de Gabonais sont présents. Parfois, le DJ oublie son anglais, et lance à la foule en français dans le texte : « Libreville, est-ce que vous êtes là ? ».
Dimanche, j’avance à 2 à l’heure, je prend le temps de me reposer, avant de reprendre la semaine qui s’annonce déjà. Nous nous retrouvons le soir pour un petit resto, tout le monde est enfin détendu et les plaisanteries fusent.
Ce matin, peu de lumière quand je me lève. Lorsque je tire les rideaux, je regarde le ciel. C’est la première fois depuis quatre mois que j’observe des nuages. Les températures remontent, nous sommes proches de la saison des pluies.