J’ai un très bon collègue qui vient du Zimbabwe. Dans l’après-midi je discute avec lui et je le chambre un peu :
- comment vas ?
- Bien, bien, plus qu’une semaine et je pars en vacances…
- Comment ça en vacances, avec le boulot que tu as ? ;-)
- Si si, je pars une semaine dans mon village au Zimbabwe.
- Ouah, génial, tu m’emmènes avec toi ?
- Hé, non…
- Pourquoi ?
- Je pars dans mon village, c’est vraiment perdu dans la campagne.
- Génial, tu m’emmènes ?
- Heu, non, ce serait trop dur pour toi…
- Trop dur ?! Attends, je suis super dur, j’ai fait l’armée, j’ai fait du trek dans des conditions extrêmes, et je peux même boire une bière à la paille !!!
- Ok, ok, mais je pense que ce serait dangereux pour toi.
- Pourquoi ?
Suit une explication que je comprends mal. Mon chef qui écoute le sourire au lèvres intervient et m’explique. Au Zimbabwe, le pouvoir du Président Mungabe est soutenu par les gens des campagnes. Les gens des villes, aux revendications plus libérales, le détestent. Un blanc au fin fond de la campagne, n’a rien a y faire, excepté faire un reportage dénonçant la misère galopante, et rapporter les revendications des gens.
Au Zimbabwe, le prix de l’essence double en une semaine, la canette de Coca-cola est devenue un produit de luxe…
Quand tu vois des gens faire la queue devant un magasin, tu te mets en bout de file, sans te poser de question. Si tu vas regarder les produits, le temps de revenir vers la queue, cinquante personnes se seront ajoutées. Et comme tout manque, il y a fort à parier que tu soit de toutes façons intéressé.
bonjour mon fa
nous attendons ta venue avec beaucoup d'impatience tu vas avoir mille choses à nous raconter
le Zimbabwe n'a pas très hospitalier on a du mal a imaginer la vie dans ce pays mais tu nous parleras de tout cela
des tonnes de bisous
ta marraine